La femme rurale et l’accès à la propriété foncière en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, les femmes représentent 67% de la main-d’œuvre agricole et assurent 60 à 80% de la production alimentaire. Elles jouent un rôle décisif dans la promotion du développement agricole et rural, l’amélioration de la sécurité alimentaire et sont des actrices clés de la transformation économique et du changement climatique. Elles constituent également une main d’œuvre familiale grâce à leur participation  à la création et/ ou à l’entretien de champs ou plantations des membres de leurs familles.

Pourtant, elles subissent encore des inégalités qui ne facilitent pas leur autonomie au sein de leur communauté. Quand bien même des efforts sont faits par le gouvernement, il est impératif de lui rappeler ses engagements pris au niveau international tels que la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes,  la déclaration et le programme d’actions de Beijing et le programme de développement durable à l’horizon 2030 dont les objectifs comprennent l’égalité des sexes ainsi que l’éradication de la pauvreté et de la faim, la promotion d’emplois décents pour toutes et tous et la lutte contre le changement climatique.

Certes, les femmes sont utilisatrices de la terre, pilier de développement agricole mais, de façon générale, elles n’ont pas un accès égal à cette ressource avec les hommes. Elles y accèdent de manière indirecte et selon les conditions de leurs statuts matrimoniaux, alors qu’elles devraient au même titre que les hommes bénéficier de ce droit.

Image par David Mark de Pixabay

Article rédigé par Christelle Amenan, RAIDH

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